Article du L’HUMANISME NIETZSCHÉEN : UNE INVERSION DU PLATONISME

Résumé du L’HUMANISME NIETZSCHÉEN : UNE INVERSION DU PLATONISME

En faisant de la question de la perfectibilité humaine la préoccupation fondatrice de la philosophie, Platon, contrairement à Nietzsche, avait élaboré un humanisme philosophique à partir d’une volonté purificatrice de l’homme des souillures corporelles qui empêchent la raison de faire son ascension vers la substance des choses. Par cette délivrance, il estimait rendre l’homme encore plus humain. Cet humanisme platonicien dont les polissoirs sont la métaphysique, la morale et l’éducation, antinomique au paganisme comportemental du Grec, est pour Nietzsche, un humanisme subversif et nihiliste qui, au lieu d’humaniser l’homme, le rend encore plus inhumain. C’est contre ce nihilisme philosophique que Nietzsche s’insurge en construisant un humanisme inspiré de la culture helléniste dont l’un des attributs caractéristiques est le culte du corps. Pour lui, l’homme étant d’abord spécifiquement un corps avant d’être une raison, reconnaître, accepter et éduquer les attributs corporels, c’est cultiver un humanisme humain et trop humain qui rend l’homme encore plus parfait, plus perfectionné.

Mots-clés : Corps – Hellénisme – Humanisme – Idée – Purification – Raison – Souillure