ISSN-L : 2617-0051
La gouvernance politique, traditionnellement ancrée dans la délibération humaine, subit une mutation ontologique sous l’effet de la digitalité algorithmique. L’Intelligence Artificielle, instance a-subjective, déconstruit la spatialité et la temporalité du pouvoir, substituant à la souveraineté populaire une gouvernementalité algorithmique fondée sur la préemption et la prédiction. Cette transition engage une reconfiguration de l’intentionnalité politique, où l’humain, réduit à un objet de données, s’efface face à la rationalité techno-gestionnaire. L’aliénation numérique qui en découle appelle à une réévaluation critique du rapport entre autonomie démocratique et automatisation, afin de réinscrire l’agir politique dans une éthique du contrôle humain sur la machine.