ISSN-L : 2617-0051
Ce texte examine les visions pessimistes de la nature humaine chez Platon et Rousseau. Platon voit l’homme comme un être naturellement enclin au désordre, chez qui les passions perturbent la justice intérieure. Rousseau, au contraire, croit que l’homme naît bon mais que la société le corrompt. Tous deux estiment que la loi est nécessaire pour régénérer l’individu et l’organisation sociopolitique. Pour Platon, la loi est une médecine de l’âme qui guide l’individu vers la vertu, sous l’autorité des philosophes. Rousseau la considère comme l’expression de la volonté générale, permettant au peuple de rétablir l’ordre et la justice collective. Dans les deux cas, la loi est perçue comme un moyen rationnel de corriger les défaillances, c’est-à-dire les passions et les limites humaines. Cette réflexion demeure pertinente pour la citoyenneté, la gouvernance et l’éthique publique aujourd’hui.