ISSN-L : 2617-0051
Il est quasiment impossible de dissocier, lorsqu’on lit Platon, la rhétorique sophistique de l’art de la persuasion qui trouve son point d’achèvement dans la tromperie et le mensonge. Il reproche aux sophistes de persuader en usant de paroles trompeuses pour produire des simulacres de vérité. Dans cette perspective, la force persuasive de cette rhétorique serait synonyme de tromperie et de mépris de la vérité. Pourtant, à l’analyse, la rhétorique sophistique ne saurait s’épuiser dans les critiques de Platon, parce qu’elle est un véritable art de persuasion rationnelle et efficace.